« Route N4 » théâtre docufiction / Présentation - résumé

 

 

Route N4 est l’aboutissement de plusieurs années d’investigations autour de la prostitution masculine.

Se basant entièrement sur des témoignages recueillis par La Centrale, le texte fictionnel du spectacle est le résultat d'une écriture collective.

 

Pour la réalisation de son reportage, Diego cherche des témoignages de prostitués et clients/tes. Il rassemble une partie de ses recherches sur l'histoire de Juan.

Juan, un Chilien d'une trentaine d'années, vit à Bruxelles de la prostitution. En fin de carrière, il cherche des moyens pour continuer à gagner sa vie et pouvoir envoyer une partie de son salaire à sa famille au Chili pour l'achat d'une maison. Dans la capitale sa trajectoire sentimentale se complique au gré des rapports vénaux qu'il noue et dénoue avec ses clients au détriment de sa vie de couple.

 

 

Sujet tabou. Dans ce spectacle nous nous intéressons aux motivations des clients/es, leur chemin pour apprendre à se connaître individuellement, profondément, et à la réalité des travailleurs du sexe masculins. Un film documentaire fait partie intégrante du spectacle, en alternance avec la fiction jouée par les acteurs sur scène. L’écriture du spectacle, se basant directement sur les rencontres faites par le collectif avec des travailleurs du sexe et clients/es, s’inspire des codes cinématographiques (ellipses, plans, séquences, etc.).

 

La prostitution est une perspective singulière sur le monde, sur la société, condamner la prostitution c’est condamner une vision qu’on refuse d’avoir sur nous-mêmes. Notre projet ne donne pas de leçon de morale, il ouvre des fenêtres, il met en question notre société. La prostitution de manière générale et masculine en particulier sont des réalités complexes et intéressantes qui en révèlent beaucoup sur nos préjugés. Il faut s’intéresser davantage aux personnes, aux liens qu’on a en commun, sortir du mot prostitution pour faire des rencontres. Est-ce que tu es plus abolitionniste ou réglementariste ? Le lieu de la rencontre ne se fait pas sur la polémique. La polémique divise le monde en deux, le bien et le mal.

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