« Narcisse » d’après Ovide / Note d'intention

 

 

Ma démarche s'apparente à un travail expérimental qui me permet d'aborder un langage personnel à mi-chemin entre le théâtre, la danse, la musique et les arts visuels.

 

Sur le plateau : quatre acteurs.

Trois hommes interprètent le rôle de Narcisse.

(Narcisse, son reflet, son jumeau)

Une femme, le rôle d'Echo.

 

Ovide dans Narcisse, propose concrètement une maison abandonnée sans porte, ni cloison, ni toit.

 

Narcisse habite cette demeure fantasmagorique.

 

Il reçoit la visite d'Echo qu'il repousse et rejette.

 

Un rythme non réaliste se construit, où les pulsions et désirs les plus forts sont exprimés : amour impossible, désirs inassouvis, frustration, autodestruction, résurrection.

 

Jeux d'ombres, de répétitions, d'images fascinantes et troubles que nous renvoie le miroir.

En élaborant une recherche sur l'impossibilité de communiquer, de rencontrer l'autre, nous souhaitons plonger le spectateur dans un univers où se mêlent onirisme et cauchemar ; où les mots d'Ovide rencontrent ceux d'Antonin Artaud, abordant la question de « l'être » dans sa complexité et sa souffrance.

 

Comment un jeune homme meurt de l'impossibilité de vivre l'amour qu'il éprouve pour lui même ?

 

Nous explorons une multiplicité d'images scéniques surréalistes et troublantes, accompagnées de sonorités de Morton Feldman et Deathprod.

 

La pièce est divisée en trois actes sans entracte.

 

Dans la première partie, nous voyageons dans le récit d'Ovide, explorant le narcissisme à travers le trouble, l'ennui, le questionnement, l'animalité.

 

La deuxième partie est une mise en abîme du récit. Le narcissisme y est exploré à travers la gémellité, le reflet du miroir.

 

La troisième partie est également une mise en abîme. Le mythe est exploré à travers l'androgynie, l'hermaphrodisme, la trinité.

 

 

Andrés Cifuentes

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