« Le mec de l'avenue Louise » projet Cinéma de rue / Note d’intention

 

 

La société actuelle a une prédisposition pour s’interroger sur des problématiques individuelles, cette tendance influence tous les arts y compris le cinéma. Nous croyons qu’il est possible d’orienter son regard vers autre chose que son nombril et de se questionner sur une étendue de problématiques qui peuvent nous concerner en tant que citoyens. Des questions politiques au sens large du terme.

 

Ayant comme point de départ « les rues de Bruxelles », nous posons notre regard sur des personnes qui vivent et travaillent en Belgique, nous interrogeons ce qui motive l’action humaine, notre société, les valeurs sur lesquelles elles est fondée et s’organise. Offrir aux spectateurs un imaginaire fertile, où ils peuvent se retrouver. Des questions sociopolitiques, humaines, quotidiennes.

 

Inspirés du mouvement cinéma vérité des années 60, notamment du film « Chronique d’un été » de Jean Rouch et Edgar Morin, à travers la fiction nous repoussons les limites du réel. De vrais passants sont interviewés, on veut savoir ce qu’ils pensent du monde qui nous entoure. La manière de filmer toutes les séquences s’approche d’un cinéma témoin, il y a quelque chose de brut, de réel, de proche, intime.

 

La mise en danger est nécessaire. Chaque acteur des films opère en tant qu’auteur et se responsabilise de son histoire racontée, il se voit confronté à son rapport au monde, à la société. Il est dans la performance de s’approcher du réel, d’arrêter de nous faire croire quelque chose, de vivre le rôle à fond. Les acteurs ont un canevas textuel qu’ils modifient au fur et à mesure du tournage, tout dépend de l’échange qu’ils ont avec les citoyens.

 

Notre projet réunit une équipe de professionnels et de non professionnels, des stagiaires, des techniciens... un mélange il y a. Créatif, unique. Nous sommes une armée convaincue par la force du projet que nous défendons.

 

 

Andrés Cifuentes et Linda Jousset

Retour